Six ans après Y, la marque revient avec un nouveau parfum pour homme. Un jus qui explore une nouvelle masculinité plus florale.

Des fleurs dans un parfum masculin ? Pourquoi pas. Depuis Dior Homme et son bel iris au masculin, on sait que le public peut être au rendez-vous.

En réalité, dès 1988, Fahrenheit avait placé la barre assez haut avec son overdose de violette.

MYSLF (prononcez « myself ») parie sur la fleur d’oranger comme note principale. On la sent bien, sans pour autant être dans le registre purement floral. Ce n’est pas non plus une cologne à la fleur d’oranger comme aurait pu le faire une marque de niche. Non, c’est un masculin !

Le trio de parfumeurs Christophe Raynaud, Daniela Andrier et Antoine Maisondieu ont imaginé un parfum commercial bien ficelé où l’accord fougère est équilibré par des bois ambrés qui ne piquent pas les narines.

Les parfumeurs Daniela Andrier, Antoine Maisondieu et Christophe Raynaud, de Givaudan

En 2017, Y osait lui aussi les fleurs mais Dominique Ropion avait davantage travaillé un accord géranium violette.

Grande prêtresse de la fleur d’oranger, Daniela Andrier (Madame Infusions de Prada) apporte la caution chic qui donne envie de tester le parfum. Non, on n’est pas dans un univers Prada, mais on est loin d’une masculinité très marquée comme ont pu l’être Sauvage ou Invictus. On s’adresse à un nouvel homme, pour lequel la question du genre est sans doute plus fluide ou, du moins, moins importante.

Olfactivement MYSLF peut ressembler à d’autres créations, notamment le réussi mais disparu 1 Million Cologne. Mais en réalité il paraît que l’idée était d’imaginer une version masculine de Libre. Un féminin qui osait lui aussi l’emprunt au vestiaire olfactif de l’autre genre (la lavande et les bois en l’occurrence). Et c’est à souligner, qui avait réussi à proposer un parfum commercial en baissant la dose de sucre.

En réalité MYSLF ne ressemble pas tant que ça à Libre, mais ce dernier a désormais plusieurs variations (Intense, Parfum, eau de Toilette…), elles aussi éloignées de l’original. Dans l’équipe, Val aime d’ailleurs beaucoup l’édition « Libre Le Parfum ». Dernière version en date : Libre L’Absolu Platine.

La ligne Libre. A droite : la version L’Absolu Platine

Mais revenons à MYSLF et pour finir jetons un œil à son flacon. Moins typé qu’Y et Libre, il est clairement épuré, peut-être un peu trop trouveront certains. A d’autres, il évoquera les lignes sobres de la collection Le Vestiaire des Parfums. Il est rechargeable comme les récents lancements masculins.

Sans être révolutionnaire, il évoque ainsi un luxe plus discret, tant au niveau du flacon que de la fragrance. Le succès sera-t-il au rendez-vous ? Et vous, qu’en pensez-vous ?

Avez-vous testé ce nouveau parfum ? Aimez-vous la ligne Libre d’Yves Saint Laurent ?

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1 commentaire à “MYSLF d’Yves Saint Laurent : masculin singulier ?

  1. Laure

    La ligne Libre est intéressante et plaisante à mon nez, mais je n’arrive pas à la porter. Et pourtant, elle n’est pas sucrée.
    Je ne connais pas MYSLF (bravo en passant à YSL pour ses noms de parfums souvent griffés). A suivre !

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