Bali, Cuba, Cyclades, Amazonie, Madagascar… Fiilit propose 10 parfums inspirés de destinations de voyage. Cinq membres du Club ont pu tester les créations de la marque.

waka fiilit

Après trois parfums créés en 2016, Fiilit dévoile en 2018 quatre nouvelles destinations : Kado (Japon), Saudade (Amazonia), Mazhar (Atlas) et Waka (Madagascar). Les membres du Club ont pu également tester les trois prochaines fragrances : Camina (Provençal), Tehani (Polynésie) et Mušhuššu (Babylonia).

Nous avons expédié des sets d’échantillons à cinq membres du club et leur avons demandé de nous donner leur ressenti sur leur (ou leurs deux) parfum(s) préféré(s).

Sandrine, de Gironde a eu un coup de cœur pour Surya (Bali) : « J’aime beaucoup le mélange entre le côté solaire des fleurs blanches et le côté envoûtant, presque sacré de l’encens et du benjoin. J’imagine un temple, au cœur de la végétation luxuriante de Bali, d’où s’échappent des volutes de fumée au cours d’une cérémonie religieuse ».

Jihane, de Paris nous parle de ses deux favoris. Tumbao (Cuba) est « une jolie composition qui s’ouvre sur des notes épicées de poivre et de cardamome. On sent très rapidement les bois arriver et on est directement transportés dans la cale d’un vieux navire entre des cargaisons de rhum, de tabac et d’épices. Le parfum est riche et enveloppant mais sans être étouffant. En somme, un joli vétiver poivré et baumé ». Elle a aussi beaucoup apprécié Irida (Cyclades) : « il me fait l’effet d’une jolie cologne à l’ancienne. Le départ est très citronné, aromatique, mais derrière transparaît une belle structure boisée ambrée. Très élégant. Très transparent et lumineux ».

Pierre du Jura, tout comme Anne, de Haute-Garonne, nous ont confié leur ressenti sur chaque création ! Nous avons donc retranscrit ici les ressentis sur leurs fragrances préférées.

Pierre donne une mention spéciale en termes de réussite à Kado (Japon), « une note de thé qui devient plus présente, plus ronde, comme si elle infusait au fur et à mesure »… et une mention dépaysement à Saudade (Amazonia), notamment pour « ses notes vertes et sauvages, qu’on n’a pas l’habitude de sentir (…) et une note un peu médicinale, comme une potion secrète » . Mais ses 2 préférés au final sont là aussi Tumbao -même s’il aurait aimé une tenue plus forte, et Irida. Tumbao (Cuba) est « un bien joli vétiver. Je lui trouve une certaine parenté avec Encre Noire de Lalique (peut-être la qualité de la matière), mais là où pour moi Encre Noire échoue, c’est qu’il ne s’adresse qu’aux inconditionnels du vétiver ; par contre, ici, les notes chaudes de rhum et de tabac (même si j’ai du mal à les percevoir) viennent l’adoucir, le domestiquer, et la cardamone et le gingembre le dynamisent. Les notes boisées arrivent un peu plus tard, on dirait du cèdre. Je trouve que c’est bien réalisé avec une certaine prise de risque, et de l’engagement, facile à porter sans pour autant tomber dans la complaisance ».

Quant à Irida, voici ses mots : « Un peu d’a priori avec celui-ci : je m’attendais à des notes marines (le nom, et l’emballage). J’ai eu un peu peur juste après vaporisation, trouvant une parenté avec Drakkar Noir ; heureusement, la ressemblance n’a pas pris toute la place, celui-ci développant sa propre personnalité, et Drakkar Noir est resté au port. Je lui trouve un côté old-school, le petit grain je pense, avec une fraicheur très cologne. Je sens bien la myrrhe qui apporte de la substance et de la profondeur. Il reste assez linéaire dans son évolution, et nous amène certes sur des sentiers balisés, mais la balade est très agréable, et jusque sur les berges de Still Life in Rio d’Olfactive Studio. La tenue est exceptionnelle ».

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Echantillons des parfums Fiilit par Sandrine, testeuse du Club Parfumista

Anne, de Haute-Garonne a beaucoup apprécié Mušhuššu (Babylonia), dont le nom est celui d’un animal mythologique et génie protecteur. C’est « un parfum mystique et sensuel, à la fois frais et enveloppant. Je le trouve plus boisé que cuiré. Particulièrement bien équilibré, et avec un très beau fond ». Anne a, là encore aimé Irida : « Un bel aromatique ! Équilibré et très bien construit, il possède des effluves pharmaceutiques très intéressants. En revanche, je ne le qualifierais pas de transparent » nous dit-elle. Anne a également aimé Saudade (Amazonia), un parfum 100 % naturel « étrange, mystérieux… beaucoup plus sensuel que ne le laissent présager les premières notes. Le fond baumé lui confère un côté presque animal et sauvage ». En revanche, pour sa part, elle n’a pas aimé Tumbao, dont « le vétiver écrase rapidement les autres notes et qui laisse une impression râpeuse de salle de bain masculine ».

Elodie, du Val d’Oise a « eu plusieurs coups de cœur, dont Tehani (Polynésie), qui a remporté les suffrages. Il commence par une odeur de fleurs blanches, presque de noix de coco. Je suis propulsée sur une plage… Oui je sais, le raccourci est vite fait (Polynésie / la plage). L’ylang et le tiaré sont là, fleurs riches, multi-facettes, aller simple pour le paradis entouré de strelizia. Il me fait penser à ces odeurs de crèmes solaires. Attention, ne croyez pas que c’est un énième parfum qui sent les îles, loin de là. Il ne colle pas, façon monoï et boule de coco. Il réussit le pari de me faire voyager. Polynésie est une plage, une couronne de fleurs, du sable, la légèreté, le chic et l’élégance en plus ! Il a cette particularité d’être portable en toutes saisons selon mon nez. Il est élégant du début à la fin, en finissant tout en rondeurs vanillées ». Elodie a également aimé Mušhuššu (Babylonia) : « Au premier pschitt : un animal. Pas une grosse bête qui sue, non. Un cuir animal qui est sage. L’animal devient cuiré, il s’allège en un boisé légèrement fumé à l’encens, résineux presque mentholé. Cette note encens qui nous accompagne jusqu’à la fin présente une note thé douce et sophistiquée à la fois. Ce parfum cuiré-animal est ultra portable et tout à fait mixte ». Comme nous, elle a également apprécié Mazhar (Atlas) : « Au début je pense à une eau de Cologne à l’ancienne, citronnée et pétillante. Le cœur arrive, un peu plus amer, un peu fleur d’oranger. Le fond se met à ronronner comme un oriental doux et rond, baumé, vanillé. Peu envahissant, il est enveloppant et rassurant ».

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Irida (Cyclades) est le parfum qui a le plus interpellé les testeurs du Club

Elodie nous confie également : « D’autres éléments me touchent : la marque est vegan et cruelty free, avec des matières premières équitables et raisonnées ; l’alcool est bio, le packaging est recyclable ».

Sandrine, précise pour sa part : « J’aime beaucoup le fait que l’on puisse acheter des petits formats (idéal quand on aime changer comme moi) et recharger ses flacons ».

Parmi les autres parfums, non cités ici, il y a deux créations 100 % naturelles. Waka, inspiré de la pharmacopée malgache, mélange de ravintsara, géranium et notes chyprées (photo d’entête). Et Camina (Provençal), alliance d’iris, lavande, rose et notes vertes. Pour plus d’infos sur la marque : fiilit.com

Et vous, quel parfum vous tente le plus ? Aimeriez-vous participer à une prochaine opération test ? Dites-nous…

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9 commentaires à “Fiilit Parfum du Voyage, testé par le Club Parfumista

  1. Céline

    Les parfums Cyclades et Polynésie ont l’air tentant.
    Peut-être Amazonie aussi…

  2. Max

    Tout d’abord, merci aux participants pour leurs descriptions très détaillées.
    Personnellement, je n’aimerais pas faire partie d’une opération test, j’aurais l’impression de parler de ce que je ne connais pas…
    Pour ce qui est de mes goûts et tentations, je dois dire que Mušhuššu me parle assez ; je préfère les facettes animales sauvages et « sales », mais s’il y a du cuir pour rattraper le tout, je suis client !
    En revanche je regrette un peu que Kado ne soit pas plus explicité… Dommage, car s’il comporte une note thé vert, ça m’intéresse !

    1. Parfumista Post author

      Bonjour Max,
      Merci de votre commentaire.
      Mušhuššu devrait probablement vous plaire.
      Kado est un peu un parfum à l’opposé on pourrait dire. Pétillant, végétal, floral, musqué, très doux mais là encore avec une grande naturalité (formulation 95 % naturelle).
      Au plaisir de vous faire découvrir d’autres marques en nous lisant… ou en les testant si jamais vous changez d’avis ;-)

      1. Max

        Bonjour,
        Je n’ai rien contre les parfums frais comme Kado. A dire vrai, j’en ai quelques uns comme L’Eau de l’Artisan, ou dans un registre plus féminin, Fleur de Liane…
        Je me demande aussi si leur thé vert est une matière première naturelle ou si elle fait partie des 5 %, car à ma connaissance, l’absolu de thé vert est absolument inabordable, et la retrouver dans un parfum comme celui-ci, à 89 € aux 100ml, serait une bonne surprise.
        Quant à participer à une opération test, pourquoi pas un jour, quand je serai plus au point :)

        1. Parfumista Post author

          Merci de votre commentaire.
          En fait le naturel ne se limite pas aux huiles essentielles. Certains extraits et molécules peuvent être obtenus par distillation fractionnée par exemple, élargissant largement la palette du parfumeur.
          L’accord thé est souvent obtenu par un mélange de bergamote, de notes florales transparentes et musquées. C’est Jean-Claude Ellena qui a imaginé ce type d’accord en créant Eau Parfumée au thé vert de Bulgari en 1992. Depuis la note est restée comme une référence.

  3. Max

    J’ai beaucoup entendu parler de l’eau parfumée au thé vert de Bulgari, mais je dois dire que l’article sur Auparfum dédié à ce produit m’a quelque peu refroidi ; selon ce site, il ne sentirait pas du tout le thé vert !
    D’un autre côté, l’eau parfumée au thé rouge a l’air de bien sentir le thé rouge, alors je vais mettre l’idée dans un coin de ma tête…
    Et merci pour vos précieuses explications. Je ne voyais pas les molécules obtenues par distillation, extraction au CO², etc. comme naturelles. J’ai très certainement tort.

    1. Parfumista Post author

      Pour Eau Parfumée au thé vert, J-C Ellena a créé cet accord qui a tellement plu, qu’il a été repris un peu partout, parfois légèrement adapté (Green Tea d’Elizabeth Arden est un autre succès sur cet accord hespéridé / thé vert), mais aussi décliné en produits pour la douche, pour la maison… Y compris en Asie, expliquait-il lors d’une conférence.
      Eau Parfumée au thé rouge de Bulgari a eu un succès plus limité même si la note est très jolie. Mais d’un point de vue botanique, le rooibos, généralement appelé thé rouge, n’est pas une variété de thé. D’ailleurs il est sans théine, ce qui en fait une boisson intéressante pour le soir et la fin d’après-midi !
      Chez Bulgari, Eau Parfumée au thé bleu signée Daniela Andrier est très jolie aussi avec ses facettes irisées, lavandées, vertes…

  4. Poema

    Le parfum Tehani me tente le plus.
    Sentir la Polynésie, la mer, les vagues, la fleur de tiaré c’est ma madeleine de Proust !
    Ce sont des odeurs réconfortantes pour moi, et j’adore l’idée d’être en vacances avec un pschit.
    J’aimerais participer à des opérations test.
    J’habite sur une île où l’on ne trouve pas forcément les marques de niche, ce serait l’occasion de tester des inédits.

  5. pierrodel

    Merci de m’avoir donné la possibilité de participer à ce test et de découvrir les fragrances de la marque.

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