Si vous n’avez pas encore vu Parfums d’Orient, Faraz vous raconte cette exposition multisensorielle emblématique à découvrir à l’Institut du Monde Arabe.

De l’encens à l’ambre gris en passant par la myrrhe : depuis toujours l’Arabie est une terre de senteurs. Mais cette exposition très instructive retrace l’histoire du parfum depuis l’Antiquité dans une zone plus large entre la péninsule arabique et l’Asie.

Dès le début du parcours, des installations olfactives sont présentes. Elles ont été réalisées en collaboration avec Christopher Sheldrake, célèbre parfumeur travaillant pour Serge Lutens et Chanel.

Le but est de découvrir les diverses matières premières. J’ai cité l’ambre gris mais il y a également le musc, le oud, la rose ou le jasmin.

installation olfactive avec « fleurs de safran » et sculpture en savons d’Alep

Les fleurs tiennent une place importante dans la société arabe. Symboles de raffinement et d’élégance, on les retrouve dans la poésie arabe. Elles sont notamment associées à l’amour. D’autres fleurs comme le narcisse, le safran ou le jasmin sont des fleurs emblématiques.

La myrrhe et l’encens trouvent leur origine dans la corne de l’Afrique. Quant à l’ambre gris, on le trouvait initialement sur les côtes du Yémen et d’Oman.

Au milieu de l’exposition, il y a d’autres installations avec différentes combinaisons olfactives de parfums orientaux.

Il y a également une reproduction du kyphi qui était un parfum sacré à l’époque de l’Égypte antique.

C’était un parfum sous forme solide, un encens sacré pour vénérer le dieu Rê. Dans sa composition, il y avait notamment du miel, de la cannelle, de la myrrhe, des baies de genièvre et du jonc odorant (calamus).

photos présentées dans le parcours de l’exposition

L’exposition montre que le parfum et le métier de parfumeur sont très valorisés dans la société arabe. Dans certains pays, celui-ci a également un rôle d’apothicaire, prodiguant des essences aux multiples vertus.

Parfums d’Orient traite aussi de l’importance des bains et de toute cette culture du hammam propre à la société arabo-musulmane. Les hommes et les femmes utilisent des onguents, des huiles parfumées et des savons pour se laver le corps et les cheveux.

Enfin, l’exposition se termine par la découverte des épices liées à la cuisine. Ces odeurs sont inhérentes à la culture olfactive arabe.

impressionnante « mosaïque » de poudres d’épices par Laurent Mareschal

En effet, les premiers émois olfactifs sont très souvent liés aux odeurs émergeant de la cuisine, devenant de véritables madeleines de Proust pour tout un chacun.

Je ne peux que vous recommander cette exposition, qu’on peut encore voir jusqu’au 17 mars. Une fois sorti(e) de là, on perd quelque peu le sens de la réalité, tant celle-ci revêt une dimension sacrée. Un véritable voyage olfactif en plein cœur de Paris !

Pour celles et ceux qui ne pourront pas visiter l’exposition, un beau livre a également été édité.

Avez-vous visité cette exposition ? Quelles odeurs vous évoquent l’Orient ?

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1 commentaire à “Parfums d’Orient : l’expo qui fait voyager !

  1. Laure

    Une exposition intéressante. Merci Faraz pour ce reportage !
    Pour moi, le safran est très évocateur de l’Orient. L’oud, le riz, l’ambre, la fleur d’oranger, le cumin, le jasmin, l’encens également… et la liste n’est de loin pas exhaustive.
    Belle journée

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