Originales par leur concept, les Eaux de Parfum Singulières le sont aussi par leur prix attractif. Une collection créée sous la direction de Jean-Claude Ellena.

ellene le couvent des minimes

S’il a quitté Hermès pour qui il a travaillé comme parfumeur maison pendant une dizaine d’années, Jean-Claude Ellena n’est pas pour autant un retraité du parfum ! Il officie pour différentes marques, notamment la maison de parfums Le Couvent des Minimes, pour laquelle il est directeur de la création olfactive.

Entouré d’une équipe de passionnés, il débute cette collaboration par la création d’une nouvelle collection, Les Eaux Singulières, inspirées des découvertes de Louis Feuillée, botaniste voyageur du roi Louis XIV, et des animaux majestueux qui ont croisé un jour son chemin.

Note Parfumista (31/10/19) : Jean-Claude Ellena a finalement piloté la création de ces parfums, avec la collaboration de différents parfumeurs, mais ne les a pas créés lui-même. La marque a joué sur cette ambiguïté et nous adressons nos excuses à nos lecteurs. 

A découvrir : 5 portraits naturalistes conçus loin des tendances du moment, à base d’essences singulières (jusqu’à 89 % d’ingrédients naturels explique la marque) et une formulation 100 % vegan tout en restant dans la tradition de la haute parfumerie française.

J’ai particulièrement apprécié Nubica qui célèbre la sensualité de la lionne dans un parfum ambré boisé (vanille, tonka, patchouli…). Parfumeur : Corinne Cachen.

A découvrir également : Lysandra, qui évoque la grâce du papillon dans une composition délicatement poudrée de jasmin grandiflorum, de mandarine, sur fond de labdanum. Parfumeur : Jérôme di Marino.

Plus gourmand, Hattaï suit les traces d’une louve majestueuse au détour d’une composition en clair-obscur de bois ambré, cade, cacao noir et poivre rouge. Parfumeur : Amélie Bourgeois.

Avec son nom évocateur de steppes, Saïga rend hommage à l’élégance de l’antilope dans un bouquet floral fruité de rose centifolia et de bourgeon de cassis souligné de cèdre. Parfumeur : Céline Ripert.

Heliaca, enfin, conte la puissance de l’aigle, dans un parfum boisé de oud et d’épices fusantes (cardamome, gingembre). Parfumeur : Amélie Bourgeois.

Des récits animaliers à l’écriture suggestive et aux belles matières premières, loin des blockbusters du moment.

Singulier lui aussi, le prix ! 39 € les 50 ml et 69 € les 100 ml (tarifs sur le site de la marque, octobre 2019).

 

Avez-vous testé cette collection ? Quel parfum vous tente le plus ?

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9 commentaires à “Le Couvent des Minimes invite Jean-Claude Ellena

  1. Max

    Ah, Jean-Claude Ellena ! Un grand nom, si ce n’est le plus grand, de la parfumerie.
    J’ai toujours eu un avis assez mitigé sur ses créations. Entre celles que j’adore (L’Eau du Navigateur), celles que je n’aime pas vraiment (Déclaration), et celles que je déteste (Bois Farine), je dois dire que ce parfumeur ne me laisse pas indifférent. Je regrette beaucoup de ne pas m’être penché plus avant sur ses autres créations. Je devrais peut-être commencer par ses créations chez Hermè. J’en ai entendu beaucoup de bien !
    Pour ce qui est du Couvent des Minimes, je découvre cette maison… L’idée de s’inspirer d’animaux n’est pas un concept nouveau, mais il est bien sympathique. Une seule question me vient : les parfums cités sont-ils portables par un homme ? Parce que se payer un Jean-Claude Ellena à 69 € les 100 ml, c’est une occasion !
    Quant aux parfums qui me tentent le plus, Lysandra est en tête, avec son labdanum ! Et Hattaï, avec son cacao, n’est pas bien loin…

    1. Parfumista

      Bonjour Max,
      Merci de votre message.
      Les parfums de la marque sont présentés comme non genrés.
      Cependant dans la collection, certains parfums plairont vraisemblablent plus aux hommes et d’autres aux femmes.
      Cela dit il y a des femmes qui adorent par exemple le vétiver et qui portent Terre d’Hermès. Et des hommes qui chez les marques de niche aiment trouver des notes rarement traitées en parfumerie masculine traditionnelle, comme les fleurs ou d’autres traitées avec un angle trop « mec » comme la fève tonka ou la vanille, toujours assaisonnées de bois qui piquent.
      Au final si un parfum est en symbiose avec sa peau, le genre n’est pas si important. Surtout quand le flacon est acceptable… un flacon avec un gros noeud rose ou en forme de coupe, ça fait tout de suite moins mixte c’est vrai ;-)

      1. Max

        Bonjour,
        Je dois dire que l’idée d’un homme ou d’une femme portant un parfum supposément du sexe opposé ne me dérange pas. Chacun est en droit de s’offrir et d’arborer les effets qui lui plaisent, et je trouve ça même courageux, dans un monde où la « toxic masculinity » est reine et où la féminité à tout prix prime sur le reste.
        Le souci étant que je n’ai pas ce courage moi-même. Je suis très loin d’être un modèle de virilité, et sans être une drag queen pour autant, je ne me permettrais pas de porter des parfums féminins, même s’il m’arrive de porter certains parfums floutant dangereusement la fameuse ligne séparant les sexes (Premier Figuier de L’Artisan Parfumeur, pour ne citer que celui-ci). Et pourtant, ô combien j’aimerais porter la Chasse aux Papillons de la même marque… Mais voilà, j’ai peur qu’avec cette féminité qui me talonne, ça fasse too much.
        Bref, je vais m’offrir le kit de découverte des parfums du Couvent, et je verrai bien si certains me plaisent.
        En tout cas, merci de votre réponse :)

        1. Pierre Bouissou

          Je partage totalement la vision de Max : même si les odeurs n’ont pas de sexe, pas toujours évident d’assumer… J’en ai fait l’expérience avec Nuit de Bakélite de Naomi Goodsir !
          Je teste en ce moment Heliaca, et s’il n’est pas follement original, il est vraiment réussi. Je ne sens pas beaucoup le oud, mais l’ensemble est bien équilibré. Je le trouve légèrement gourmand, mais pas du tout écœurant, beaucoup moins que L’Homme idéal de Guerlain par exemple, ou alors je l’ai mieux dosé.
          La tenue est plutôt bonne. Vaporisé il y a 4 heures, il est toujours là. Je valide !

  2. Laure

    Jean-Claude Ellena parfumeur pour Le Couvent des Minimes est une excellente nouvelle.
    Du Couvent des Minimes, je connais l’Eau du Cloître, une rose plutôt austère et assez minimaliste, portable, sans plus.
    Saïga composé entre autres de rose centifolia et de bourgeon de cassis est la création qui me tente le plus.
    Le positionnement du prix est tout à fait raisonnable
    J’ai également regardé le clip publicitaire et l’esprit Hermès est présent (musique, angles de vues, plans…).

    1. Parfumista

      Merci de votre message.
      Dans la même ligne, il y avait aussi l’Eau des Missions, une cologne vanillée liquoreuse dans l’esprit de Spiritueuse Double Vanille de Guerlain. Mais beaucoup moins chère !
      Ces deux fragrances ont été discontinuées. La gamme a été totalement repensée avec de nouvelles créations, même si tous les parfums n’ont visiblement pas été créés par Jean-Claude Ellena.

  3. Max

    En effet, que Jean-Claude Ellena travaille directement sur la création de parfums aussi bon marché, c’était surprenant.
    Mais qu’il « pilote » le projet montre tout de même une certaine implication de sa part ; j’imagine qu’il a dû approuver chacune des créations, et c’est déjà beaucoup !
    Pour ce qui est de l’éthique, en effet, Jean-Claude Ellena est un peu partout sur le site du Couvent des Minimes, c’est très trompeur…
    Et est-ce honnête de la part de la marque ? Dur de croire que toute cette mise en scène soit tout à fait innocente.
    En tout cas, cet erratum est tout à l’honneur de Parfumista. Pas toujours évident de faire un mea culpa comme celui-ci.

  4. Pierre Bouissou

    Bonjour et merci pour cette précision !
    Amélie Bourgeois signe quand même 2 parfums.
    Elle n’est pas une parfaite inconnue, je la vois de plus en plus en ce moment, mais ce n’est bien sûr pas Ellena.

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