C’est l’été, et vous êtes peut-être en train d’organiser votre prochaine escapade. En attendant, nous vous avons préparé une sélection de parfums aux senteurs d’ailleurs…

paithani penhaligons

Nom, pub ou senteur… le thème du voyage a toujours inspiré les maisons de parfums, et pour cause : certaines régions du monde regorgent de trésors olfactifs. Parfumista vous propose de vous évader en parfums avec un dossier en 2 parties. Avec à la clé une Parfumista Box spécial voyage à gagner.

Destinations week-end

On commence notre périple en France avec Un Air de Bretagne de L’Artisan Parfumeur, un boisé aquatique mixte aux notes d’ambre gris, d’algues et d’iode, rafraîchi d’agrumes et de néroli.

Un détour par la capitale ? La marque de bijoux Agatha lance Balade aux Tuileries. Cette nouveauté s’inscrit dans une collection de 4 parfums sur le thème de Paris. C’est un parfum fruité abricoté avec des notes de fleurs blanches sur un fond de vanille, caramel et bois précieux.

Les plus chanceux partiront peut-être en vacances à la plage. Pour les autres, Rochas offre une variation de sa célèbre fragrance : Eau de Rochas Escapade Estivale, une eau d’agrumes modernisée de fleur d’oranger et d’une touche de menthe…  Une belle eau de toilette, légère et rafraîchissante.

Pour les amoureux de l’île de Beauté, Oriza L. Legrand dévoile une nouveauté dans sa ligne de colognes : L’Eau de Corse. Une infusion d’écorces d’orange amère réchauffée de ciste et de myrte.

On poursuit notre voyage olfactif dans une ébénisterie à Milan avec Colonia Ebano d’Acqua di Parma. Le parfum du bois caressé par la cire d’abeille, le tout rafraîchi de bergamote et petit grain.

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Un Air de Bretagne (L’Artisan Parfumeur), Colonia Ebano (Acqua di Parma), Balade aux Tuileries (Agatha), L’Eau de Corse (Oriza L. Legrand), Eau de Rochas Escapade Estivale

Lumières d’Orient

Destination : l’Orient avec Magie du Désert de Making of, une marque que nous vous avions fait découvrir ici. Dans cette nouveauté, les épices se mêlent à la date, au oud et au cuir.

Paysage de sable toujours, avec le nouveau parfum de Thierry Blondeau : Cuir des Sables. Un ambré-cuir qui donne la sensation de sable chaud, légèrement épicé et solaire et une belle évolution boisée qui sur peau, plaira aux amateurs de l’Eau des Merveilles d’Hermès. A découvrir chez Jovoy.

On continue notre visite en Orient avec une nouveauté signée Guerlain : Oud Essentiel (dans la même collection que Santal Royal dont on vous a parlé ici). Cette fragrance boisée-cuir, soutenue par une note de rose verte est relevée d’une touche de safran et par le caractère fumé du bois de gaïac. Mention supplémentaire au beau flacon vert très sombre.

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Altesse Mysore (Alexandre.J), Rahele (Neela Vermeire Créations), Kimonanthe (diptyque), Oud Essentiel (Guerlain), Cuir des Sables (Thierry Blondeau Parfums), Magie du Désert (Making of)

Sur les routes d’Asie

L’Inde est connue pour receler de nombreuses matières premières de la parfumerie et ne cesse d’inspirer les créateurs. D’ailleurs, Penhaligon’s a complété sa collection Trades Routes avec deux fragrances évoquant l’Inde : Paithani (photo d’entête), une explosion d’épices adoucie par une rose laiteuse sur un fond de cuir et d’ambre. L’autre fragrance s’appelle Agarbathi et dépeint l’odeur des rituels religieux indiens. Comme un parfum sacré, il mêle encens, résines et baumes sur un fond boisé vétiver et santal.

Alexandre.J a aussi choisi de travailler le bois de santal indien pour rendre hommage à cette belle région du monde avec sa nouveauté Altesse Mysore. C’est un floriental assez épicé avec des notes de poivre, de rose, de bois et d’ambre.

La créatrice indienne Neela Vermeire lance, elle, Rahele. Un parfum entre Orient et Occident, qui mêle bois et épices d’Inde aux essences florales de la parfumerie française (rose, jasmin, magnolia…) avec une belle note d’osmanthus en cœur. C’est un parfum hommage à Tavernier, Bernier et Thévenot, trois grands voyageurs du 17ème siècle.

Envolons-nous enfin au Japon avec Kimonanthe de diptyque, inspiré par la fleur d’osmanthus et le zukoh, ces boîtes en bois contenant de l’encens en poudre. L’osmanthus s’enrobe d’encens, d’épices et de tonalités abricot et cuir. Un parfum mixte atypique.

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Savannah’s Heart (Olibere), Histoire d’Orangers (L’Artisan Parfumeur), Maasaï Mara (Berdoues), Ylang (Roger & Gallet), Widdringtonia (The Body Shop)

Africa !

On change de continent avec Maasaï Mara, une belle nouveauté signée Berdoues inspirée des terres africaines. La fragrance revendique l’essence de camomille bleue d’Egypte, le buchu d’Afrique du Sud et la chaleur du labdanum, mais sur peau la senteur se fait suave et miellée, avec un effet presque gustatif.

On reste en Afrique avec une création de la marque Olibere : Savannah’s Heart (« le cœur de la savane »). C’est une fragrance boisée légèrement animale, contrastée en tête par une note acidulée de rhubarbe et de bergamote, avec en cœur de l’essence de café qui lui confère une facette un peu sèche et amère. Le fond boisé, très santal est réchauffé avec une essence de vanille d’Afrique. On adore !

Lieu de résidence d’artistes et de créateurs (notamment Serge Lutens), le Maroc inspire L’Artisan Parfumeur avec Histoire d’Orangers. La parfumeuse Marie Salamagne a trouvé son inspiration dans la vallée de Souss, dans les contreforts de l’Anti-Atlas, entre Tazenaght et Taroudant. Et ça sent quoi ? La fleur d’oranger est entourée de thé blanc et d’une overdose de notes musquées. Un parfum doudou pour l’été.

On descend plus au Sud avec Widdringtonia de The Body Shop, un parfum inspiré des montagnes du Parc de Cederberg en Afrique du Sud. Cette eau de parfum mixte de la ligne Elixirs of Nature mêle la sauge, le cèdre et le vétiver.

Dernière escale de notre voyage parfumé avec Ylang de Roger & Gallet. La fleur star de Madagascar et des Comores, au parfum épicé et crémeux, est entourée d’agrumes, de vanille et cèdre. Une eau fraîche aux vertus bienfaisantes, qui plus est… à prix doux.

 

Et vous, racontez-nous votre plus beau souvenir olfactif (voyage, moment…). Quelles senteurs vous font voyager ?

Un commentaire sera tiré au sort et permettra à son auteur(e) de gagner une sélection de parfums et d’échantillons sur le thème du voyage. Pour participer, vous devez être membre du Club. Bonne chance !
Concours Terminé : le gagnant est Philippe, alias Phil.

10 personnes aiment cet article.

34 commentaires à “Evasions en terres parfumées

  1. Farkas Jérôme

    Mon plus beau souvenir olfactif se trouve au Maroc où j’ai apprivoisé l’odeur de la fleur d’oranger dont je ne me lasse jamais.

  2. Elodie

    J’adore votre sélection week-end !
    Mon meilleur souvenir olfactif est chez ma maman qui a la chance d’avoir dans le fond de son jardin un sous-bois avec un ruisseau qui court. J’aimerais tellement trouver une senteur qui s’en approche !

  3. Daniel

    Bonsoir,
    C’était il y a bien longtemps, après une longue marche en montagne ; mes parents, ma petite sœur et moi, nous nous sommes abrités précipitamment dans une chapelle isolée, après qu’un orage menaçant nous y forçât.
    En poussant la porte une odeur de moisissures, de pierre froide, d’encens, de myrrhe et de cire saisissa mon jeune odorat.
    Nous restâmes dans ce lieu de paix, quand soudain tout s’obscurcit, un éclair déchira le ciel, la petite chapelle se fit écho, c’est la pluie qui pianote sur la toiture d’ardoise.
    La porte est restée entrebâillée, je vois au loin les arbres plier par le poids de l’eau qui s’abat et du vent qui vient de se lever.
    Il apporte avec lui l’odeur de la terre détrempée, la mousse, la sève, les fleurs et herbes sauvages qui se mélangent à la poudre du tonnerre.
    Toutes ces fragrances pénètrent dans ce lieu saint pour s’unir entre elles.
    Je ferme les yeux, je suis au paradis.
    Mon premier émoi olfactif que je n’oublierai jamais.

  4. Sarra chb

    Bonsoir,
    Un bain avec une huile d’ylang ylang qui me fait voyager vers les îles…
    Le paradis dur terre !
    Bonne soirée

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      Evasion solaire s’il en est, qui fait songer aux plages de l’océan Indien…
      Un voyage immobile, hélas car rien ne vaut de découvrir par soi même ; mais lorsqu’on ne peut pas, on le fait différemment…

  5. Coromandel

    Bonjour,

    Merci pour cette sélection, Savannah’s heart me fait particulièrement de l’oeil.
    Je me souviens de l’ambiance parfumée du Janicule à Rome. Contempler les merveilles de cette ville en compagnie de rosiers et de citronniers odorants est juste magique ! Je me souviens aussi de l’odeur des pierres chauffées par le soleil et des pins. Si un parfum parvenait à recréer cette ambiance, je serais aux anges !

    1. Laure

      Bonjour Le Critique de Parfum,

      Mieux vaut tard que jamais pour la collection de Thierry Blondeau… les parfums sont originaux.

      Oui, lance-toi, je suis certaine que ce serait une belle aventure ;)

  6. Laure

    Bonjour,

    Mon plus beau souvenir olfactif et parfumé est Fidji. Rien que son évocation me fait voyager.

    J’ai eu l’occasion de tester la très jolie Eau de Rochas Escapade Estivale de Rochas, un cocktail rafraîchissant.

    L’Eau des Délices de Fleurance Nature, bio, que j’ai reçue en cadeau, offre une promenade dans un jardin par une journée estivale. La tenue est moyenne, c’est dommage…

    Bon week-end :)

  7. $

    Bonjour,
    Peut-il n’y avoir qu’un plus beau souvenir olfactif ? A mon sens, non !
    Ce sont ces chocs, ces expériences qui participent à faire ce que nous sommes ne serait-ce qu’au niveau émotionnel.
    Cela va de l’origine fœtale où, déjà, l’on s’imprègne du parfum des aliments et autres boissons que déguste notre mère. A notre naissance, outre les odeurs de la salle de travail, ce sont celles de celle qui nous a porté puis mis au monde dont on s’imprègne : celles de sa peau, parfumée (ne serait-ce que l’odeur de son savon), celle du sein qui nous nourrit et du lait qu’elle nous offre… Plus tard, c’est via la découverte de nourritures plus consistantes et de leurs goûts (donc, quelque part, aussi, de leurs parfums), de boissons (de l’infusion, au thé et/ou café, suivi de breuvages plus « virils » : bières, vins, spiritueux), l’usage de substances dangereuses (tabacs : dont celles du tabac à pipe, du « petit gris » ou de certaines « papier maïs »… voire prohibées).
    Il y a aussi les senteurs liées au « paternel » ; celle de son travail (mine, usine…), de sa peau aussi (eh oui !…), de sa voiture lorsqu’il nous emmène découvrir…, de la maison qui nous abrite, du jardin qui nous éblouit et nous nourrit : des fanes de carotte, d’herbes (mauvaise(s) ou aromatique(s)), de feuilles froissées entre nos doigts et avec lesquelles on se tache souvent) ; des fleurs qui composent le côté « magique » de ce jardin : de l’églantier à cette rose qui ne « paie pas de mine » mais dont un pied peut, à lui seul, embaumer tout l’espace environnant ; celles de tous les autres rosiers qui composent un univers piquant mais au combien riche de leurs âmes odoriférantes ; des divers fruitiers lorsqu’ils sont en fleurs et lorsqu’ils portent leur cadeau gustatif mûr à point…
    Ce sont ces traces qui imprègnent les divers univers que nous traversons : des écoles, de la période militaire (pour qui l’a faite) puis des entreprises dans lesquelles nous avons ou sommes amené(e)s à exercer : des « machines à café » (mais pas que) aux collègues, des transports qui nous y conduisent et nous en ramènent… Des airs dans lesquels nous sommes amenés à vivre : entre l’air pur de la montagne ou maritime et celui d’une ville industrielle où la chimie lourde côtoie l’exploitation des minéraux (charbon, fer, potasse…), le ressenti et l’impact sont totalement différents (et ce dès que vous lancez votre premier cri), c’est l’air qui commence à vous faire découvrir le pays dans lequel vous débarquez pour la première fois (surtout par avion car par bateau, train ou voiture, le corps d’y adapte petit à petit au travers des stops faits pour y parvenir), celles des sites visités : guinguettes, marchés, souks…
    C’est la « signature de peau » de celui/celle qui vous fera découvrir vos premiers émois, puis de qui deviendra votre « moitié » (pour quelques années voire pour la vie), des enfants qui agrémenteront le foyer…
    C’est la trace laissée, dans l’espace et le temps, d’expériences plus ou moins agréables à vivre ; hôpitaux, du gaz lacrymogène des « manifs » à l’ambiance particulière de grandes foires et/ou rassemblement festifs au tragique encens des messes d’enterrement*…
    Tout ceci pour démontrer qu’il ne peut y avoir qu’un unique « grand souvenir olfactif » mais DES souvenirs olfactifs et, consciemment ou non, ils influencent l’ensemble de notre vie voire de notre mort.

    [* encens de la messe à l’odeur de décomposition choquante sentie, parfois, avant l’inhumation ou celle des crématoires ; mais, là, on ne s’en souvient pas… théoriquement]

    1. Parfumista Post author

      Merci Sylvie de votre commentaire. Que d’inspiration !!
      Nous en profitons aussi pour vous informer que vous êtes désormais membre du club. Bienvenue :-)
      Et bonne chance pour le concours.

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        Merci beaucoup.
        Lorsque l’on aime le monde des senteurs et celui de l’écriture, alors…

  8. bibiche64

    Bonjour,
    Je dirais que c’est difficile de choisir entre les souvenirs de bord de mer bretons, odeur salée caractéristique que je retrouve dernièrement dans l’Eau des Merveilles bleue ou des parfums fleuris à l’yang-ylang et encore les notes épicées qu’on retrouve dans certains souks.
    Oui toutes ces odeurs nous replongent dans de jolis souvenirs de vacances.
    Quand je veux voyager dans ma tête, j’avoue que j’ai une préférence pour les parfums iodés, rarement écœurants et plutôt frais.
    Merci pour cette jolie sélection, dommage d’habiter la province, je ne pourrai jamais les sentir mais j’essaie de les imaginer.

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      Comme je vous comprends !
      C’est frustrant d’autant qu’on ne peut même pas obtenir un petit tube pour découvrir et essayer…
      Certes, il y a le refuge de l’imaginaire. Mais peut-il être le reflet de la réalité pour qui n’est pas un nez ?

  9. Claudine

    Le parfum Ralph Lauren Blue me rappelle le parfum des haies d’aubépines en fleurs dans mon petit village lorsque j’étais enfant. C’était l’odeur des grandes vacances.
    Et puis tout simplement le parfum de la lavande qui me rappelle toujours des vacances dans les Pyrénées, c’était il y a 40 ans !

  10. Nathalie

    Bonjour, je rejoins d’autres commentaires sur le fait que chacun d’entre nous possède des tas de souvenirs olfactifs liés à sa propre vie. Certains sont agréables, d’autres pas…
    Pour ma part, l’odeur de l’eau de javel, pourtant pas agréable, me rappelle systématiquement à maman, qui travaillait dans une usine qui le conditionnait, et dieu sait que cette odeur est tenace. Les câlins en avait forcément la senteur !
    Je garde toujours en souvenir aussi l’odeur de mes chiens, ainsi que l’odeur des plats de ma région d’origine. Une bonne flamiche au maroilles et me revoilà quelques années en arrière et quelques centaines de kilomètres plus loin !
    Je sais, ces odeurs ne sont pas des plus glamour, mais elles font partie de moi ;)

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      Cela, tout comme les goûts et les couleurs, ne se discute pas.
      Ce sont vos souvenirs et cela se respecte…

  11. Luc

    Je vous remercie pour cette agréable sélection ainsi que l’idée de pouvoir nous exprimer sur nos parfums favoris.
    Etant collectionneur j’aurais difficulté à établir un choix précis. Cependant, celui de Tom Ford avec Amber Absolute a été mon coup de bambou.
    Cet ambre sirupeux me fait à chaque fois que je le porte, me déconnecter du monde réel et me fait voyager dans l’imaginaire où sa chaleur et sa profondeur insondable n’ont qu’un seul mot d’ordre : envoûtement.
    Comme une balade vers des temples indiens mystérieux, avec le labdanum qui vous habille complètement pour vous attirer vers les dieux et déesses bienveillants et vous faire voyager dans l’éther.
    Ce parfum est tout simplement celui de notre âme, sentez-le et vous serez ailleurs.

    1. $

      Vous l’évoquez avec une telle conviction que je ne manquerai pas de le faire.
      Jolie collection d’évasions aux travers de flacons miniatures devenus, hélas, trop rares !

  12. Flo

    Toutes ces descriptions de parfums me donnent des envies de voyages !
    Je commencerai ma première escale par la parfumerie… Pour ma part, certaines odeurs restent indéniablement associées à l’ailleurs, au lointain.
    L’encens sous toutes ses formes me rappelle immanquablement Bali ; l’odeur du oud lorsqu’elle est associée à la fumée me ramène à Dubai dans le quartier de Deira ; l’odeur après la pluie un jour très chaud me transporte en Inde…
    Mais certaines odeurs me transportent dans des endroits moins « exotiques » et pourtant me font m’évader dans le temps : ma mère avait ramené d’Egypte un flacon d’extrait de fleur de lotus. J’ai retrouvé cette odeur récemment dans Un jardin sur le Nil d’Hermes. Je me suis immédiatement transportée dans mon enfance !
    Et cela vaut pour toute sorte d’odeurs : l’herbe fraîchement coupée, le foin, les odeurs de sous-bois me relient irrémédiablement à mon enfance à la campagne.
    Merci pour cette belle sélection, j’ai hâte de partir à la quête de ces odeurs dans ma parfumerie !

    1. $

      Quelle aventurier(ère) des senteurs…
      Comme je vous envie d’avoir pu parcourir le monde, ainsi -semble-t-il (puisque vous avez des évocations assez précises tel le quartier Deira…).
      Mais, ainsi que vous l’évoquez, nos campagnes, aussi, recèlent, parfois, quelques trésors olfactifs. L’évasion et le dépaysement en moins.

  13. Phil

    Bonjour,
    Un de mes premiers grands chocs olfactifs fut celui de percevoir une fragrance fleurie et subtile, fraîche, presque pétillante et limite envoûtante dans un métro parisien bondé. Cette odeur s’est ancrée et je l’ai toujours détectée même parmi une foule. Un jour j’ai enfin su qu’il s’agissait de Jardins de Bagatelle de Guerlain, une de mes amies l’ayant porté d’un cadeau d’anniversaire…
    Le second plus fulgurant, oriental, subtil, sensuel, voluptueux et presque entêtant, mélange de notes traditionnellement féminines avec des touches puissantes masculines m’a marqué lors d’un essayage de vêtements homme dans une petite boutique parisienne.
    J’appris du beau garçon le portant qu’il s’agissait d’Ambre Sultan. Séduit par sa beauté et son charme, lui disant avec une certaine maladresse qu’il semblait correspondre à sa personnalité ambiguë je reçus un sourire…
    L’homme régla son achat, quitta le magasin puis revint sur ses pas et semblant soulagé de me voir à mon tour à la caisse soupira, me sauta au cou et m’embrassa langoureusement devant un vendeur médusé… et pris la fuite !
    Je garde de cet instant mémorable un drôle de souvenir de mon premier baiser de la part d’un inconnu en public et un goût de ce parfum que je porte désormais souvent.

    1. Parfumista Post author

      Bonjour Phil,
      Merci de votre commentaire.
      Eh ben, votre deuxième souvenir olfactif est pour le moins original.
      Au moins, on sait désormais quel parfum porter pour séduire à coup sûr ;-)
      Le tirage au sort pour le concours aura lieu d’ici la fin août.
      Bonne chance et à bientôt sur Parfumista

      1. Phil

        Oui Sylvie :-)

        D’une seconde percussion donnant suite à un café sur un coin de terrasse ombragée, en nez-à-nez, je découvris sur le même, un autre jus de Lutens « Fille en Aiguilles » parfum parfait pour belle dame en talons hauts assumés et assez détonnant sur un mec bien dans ses baskets aimant la subtilité et intriguer ou interpeller !

        Percutante aussi la surprise en découvrant la Box Cadeau Parfumista…

        Découvertes de marques, et de parfums inconnus de marques que je connaissais et affectionne…. J’ai le sentiment que mon « profil olfactif » a été passé au crible lors de l’élaboration de la sélection offerte par Parfumista. Un cadeau conséquent et apprécié comme il se doit.

        Je me suis déjà délecté d’un oriental subtil et puissant, cuiré sans excès, masculin féminin (une fois encore !) aux notes de bois de oud et cèdre avec des notes florales, un soupçon d’encens et une pincée d’épices… du coup entre mystique et sensuel :-)

        La richesse de cette Box promet de belles émotions dans des instants singuliers ou des moments d’initiation d’amis bien choisis.

        Bref un grand merci à l’Equipe Parfumista pour le plaisir éprouvé et un voyage imaginaire dans une monde de senteurs propice au bien-être et à la volupté…

        Bien sincèrement,
        Phil

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          J’adore votre introduction qui joue sur la sonorité des mots, et naturellement, le final « osé » !
          Quel scénario que cette rencontre olfactive avec un homme « double je » que l’on peut imaginer dans sa peau masculine le jour et travesti la nuit, dans une de ces boites de nuit parisiennes, ne serait-ce que pour le « plaisir » de ce « double jeu » incluant, naturellement, celui de ces dames d’affaire en CHANEL et Louboutin ou autre(s) ; en tout bien, tout honneur.
          Ce que l’on nomme parfum (généralement, bien moins concentré) doit, avant tout, séduire qui le porte.
          Dès le débouché du flacon s’opère ce mariage informel, cette séduction charnelle, cette affinité en toute intimité… qui doit se confirmer en cette alchimie du 1+1=1 lorsque se réalise la rencontre avec la peau.
          Si l’union est réussie, il devient soi, une partie de, un sillage, une signature… ce qui fait dire que telle personne est passée par là !
          Il devient aussi vivant que soi, variant avec soi ; laissant découvrir, ici ou là, de temps à autre, d’autres facettes que l’on n’imaginait pas, dévoilant, révélant parfois, une autre pellicule de soi.

          Quant aux « box cadeaux », je ne puis m’exprimer n’ayant pas la chance de connaître, et encore moins de pouvoir participer (pécuniairement parlant)…

          Cela ne m’empêche pas d’apprécier l’univers des senteurs, de rêver en contemplant certaines miniatures qui me furent offertes (ce qui devient impossible de nos jours, hélas… ; sinon peut-être pour quelques nantis dont on ne sait s’ils apprécient plus que cela), et d’aller plus avant dans cette évasion onirique au débouché de certains mini flacons qui recèlent en leur cœur de verre ce trésor liquide qui n’est plus commercialisé et dont la disparition peut-être considérée comme un « micro deuil » puisque on y abandonne le sillage de soi, trace de cette épopée partagée avec ce jus qui fut nôtre…

          Ravie, pour vous, que vous ayez pu -par leur entremise- découvrir un nouveau monde de senteurs, propice à ce voyage imaginaire dans lequel on se projette -peut-être pour mieux renaître- dans un univers, cet univers… là où « tout n’est qu’ordre et beauté, luxe, calme et volupté » (derniers mots empruntés à Baudelaire, écrivain nez s’il en est !).

          Bien à vous,
          Sylvie

          1. Phil

            J’aime beaucoup votre image homme « double je » très subtile !
            J’ignore si ce jeune homme se métamorphosait de nuit en discothèque et j’en doute.
            Un parfum peut parfois être bavard et dévoiler certains détails de la personnalité de celui ou celle qui le porte…
            Cela se vérifie quand parfum ou eau de toilette sont choisis autrement que d’un « hum il sent bon » à la va-vite et pas juste portés afin de paraître socialement correct.
            Vrai aussi que l’on puisse regretter la disparition d’un jus que l’on affectionnait particulièrement. Mais avec un peu d’astuce et peu de chance s’il l’on en retrouve un échantillon bien conservé sur un site, une foire à la brocante, un salon de collectionneur il est possible de le recomposer -pas totalement à l’identique – dans un atelier parfum pour une somme relativement raisonnable.
            Bien à vous,
            Philippe

          2. $

            Bonjour,
            Ravie que cette dualité (sinon davantage) propre quasiment à tout un chacun ait trouvé un « miroir » à la hauteur de son ambition. Surtout de celle de l’inconnu au « sillage sultanesque ».
            Dans un « délire » tel que celui-ci, il est aisé d’aller d’extrapolation en fantasme ou toute autre forme d’expression, qu’elle soit artistique (comme l’est la composition d’un jus) ou plus terre à terre…
            A mon sens, un homme qui porte cette essence laisse parler son ambiguïté, équivoque qu’il est aisé d’enfourcher pour, au triple galop, rejoindre des contrées insoupçonnées et qui ne se dévoilent qu’à qui ose franchir cette/ces frontière/s morale/s de l’interdit.
            Bavard le parfum, dites-vous ?
            S’il n’était que bavard, passe-misère. Il est bien plus, puisque indiscret, ainsi que vous le notez…
            Eh oui, dans certains cas, je le perçois comme « gonflé », « culotté » puisque osant lever le litham sur ce qui n’aurait dû être découvert par quiconque. Encore moins par qui parvient à percevoir qui se voile derrière un jus qui n’est pas forcement sien, ou exclusivement…
            Il peut tout au contraire dissimuler derrière son moucharabieh olfactif et induire en erreur quiconque oserait essayer de trouver l’individu qui s’y réfugie s’il ne veut pas se dévoiler par lui-même.
            Monsieur Essence est ambigu à souhait et qui sait en jouer est habile manipulateur de tant de senteurs que de cents-cœurs…
            Pourrait-il être comparé au sieur « Gentleman cambrioleur » d’une célèbre chanson tant il peut être hors norme ? Sans le moindre doute, surtout pour le côté hors norme !
            A mon sens, un parfum n’est pas un choix anodin.
            Ce n’est par parce que tel jus est « à la mode » ou que telle personne à laquelle on aimerait être comparé(e) porte tel parfum qu’il aura, sur soi, le même effet, le même sillage, la même signature… la même Aura.
            Un « parfum » doit entrer en résonance avec, avoir une alchimie, devenir -pour tout ou partie- le miroir de l’âme.
            Ce n’est que lorsque se produit cette étincelle qui illumine le cœur, le corps et l’esprit que ce jus peut devenir nôtre, pour un jour ou pour toujours.
            Ce n’est que par ce mariage tant superficiel, intime et profond que cette essence est sienne, celle qui ne fait qu’un avec, celle qui offre à autrui de suivre quelques secondes ce sillage devenu remarquable et auquel sera associé, à jamais, les contours de cette silhouette furtive -qu’elle soit masculine ou féminine. Celle qui fait dire à une mère sans l’avoir vu : tient, mon enfant est là et, à la maîtresse ou l’amant ma moitié est passée par là, quand elle me reviendra.
            Ce n’est qu’à ce prix que l’enchantement s’opère et qu’importe s’il paraît socialement incorrect si la personne qui le porte est tout le contraire. A l’inverse, si elle pousse le vice à démontrer, par delà l’essence, cet aspect asocial… pas sûr que l’alchimie opère de la façon souhaitée.
            Quant à la modification (ou dans certains cas la transformation totale qui fait que l’on n’y retrouve plus rien ou si peu du jus d’origine qu’il est illusoire de s’y raccrocher) voire la disparition de ce moi invisible -et pourtant si présent… Alors il est certain qu’il y a une forme de deuil.
            Entendons-nous bien, rien à voir avec la douleur et la fulgurance provoquée par la disparition d’un être cher ; cependant, comme l’on perd une micro-partie de soi, il me semble que l’on peut y associer, au moins, l’image.
            Il doit bien se trouver, parmi les lecteurs/trices, qui ont ressenti la suppression commerciale de leur parfum comme une injustice, un drame et, en supposant que leurs moyens le leur permettent, en ont fait un petit stock pour qu’il perdure encore quelque peu à ses côtés ou, au contraire, ont conservé par devers eux l’échantillon, le reliquat d’un flacon, d’un vapo pour, les des passages à vide… S’en aller égoïstement? se replonger, au débouché du flacon, dans cette époque bénie où ce couple immatériel était uni, hélas pas pour la vie.
            Ce que vous et moi avons évoqué dans notre réflexion démontre, s’il était besoin, la complexité même du monde du parfum -plaisir à la fois solitaire et collectif- voire l’intrication qu’il entretient avec qui le porte par lui et pour lui et non par mimétisme ou effet de mode !
            Pour abréger mes divagations je continuerai à emprunter à Alfred de Musset sa fameuse phrase : « Qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse »… qui, si elle était destinée à un tout autre breuvage, peut très bien s’appliquer à l’univers parfumé.

  14. Nora

    Mon plus beau souvenir olfactif provient d’Egypte.
    Lors d’un voyage, j’avais visité une boutique d’huiles essentielles parfumées et j’avais acheté une huile essentielle de patchouli, à laquelle j’associe encore la visite des temples égyptiens et le Nil…

    1. Parfumista Post author

      Ah, L’Egypte!
      Un des berceaux de la parfumerie dans l’Antiquité, avec le célèbre kyphi.
      Merci de votre message, bonne chance pour le concours… et à bientôt sur Parfumista :-)

  15. bourret

    Bonjour, mon plus beau souvenir de voyage était à Madagascar. Il y avait toutes ces couleurs, toutes ces odeurs au marché : la vanille, les fruits les poissons frais…
    Et puis, au détour d’une rue, dans un magasin, une sorte de droguerie, j’ai été subjuguée par cette odeur : celle de l’ylang ylang.
    Je ne l’oublierai jamais, j’en ai ramené et quand j’avais un coup de blues je mettais mon nez dedans.
    Maintenant je n’en ai plus, alors il va falloir que je retourne à Madagascar!

    1. $

      Vous pourriez me ramener un flacon de leur huile parfumée à l’ylang-ylang, contenant une fleur (un peu comme le monoï polynésien) : cela ensoleillerait les jours sombres, gris, pluvieux, froids…
      Merci ;-)

  16. $

    Le premier contact, lorsque l’on débarque sur le tarmac, est celui du vent et des essences qu’il charrie ; parfois de la pluie.
    Des senteurs goudronnées d’asphalte, presque métalliques associées à celles des gaz d’échappement et autres huiles de moteur fuyant.
    Du cœur de la mégalopole à l’odeur florale, terreuse voire « forestière » ou océanique lorsque le pied se pose sur la terre de destination, à l’écart des grandes agglomérations.
    La première impression passée, on découvre « l’identimité » de notre destination.
    On part à la découverte de jardins magnifiques, de grands espaces presque vierges de tout, d’un monde minéral -parfois toujours en façonnement et dont le soufre est l’une des signatures avec la chaleur, d’un désert (de sable ou de roches) ou que l’on pénètre dans l’obscurité violée par des rais de lumière de la profonde forêt (qu’elle soit d’inspiration nordique, toundra, variée à la « canadienne » ou tropicale), dans l’intimité de l’océan ou d’un grand fleuve… Toutes ces émotions s’impriment, comme certaines images, dans nos souvenirs.
    Comme une personne n’aura jamais tout à fait le même sillage qu’une autre quand bien elles portent le même « parfum » et quand bien même il y a apparentement, chaque continent à sa signature olfactive.
    De la Russie des tsars au Japon en passant par l’Australie, les îles, les Amériques, l’Afrique, tout comme chacun à sa particularité culinaire, vestimentaire, culturelle… il se dégage de chacune de ces terres comme une signature identitaire qui, une fois habitué, vous fait dire je suis…
    Des souks à la bourse, de l’Erta Ale au Yellowstone, du Trou bleu de Dean à celui du Dragon, de Madagascar à l’Australie en passant par l’île de Pâques ou la Polynésie voire l’Indonésie, chaque lieu nous offre son choc olfactif.
    Et qui prouve qu’un jour, nous ne serons pas en mesure d’identifier les planètes par leur aura parfumée ?

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